Anthem : le test objectif

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Anthem ne sortira que le 22 février, mais nous bravons l’embargo sur les dates pour poster ce test garanti sans aucune corruption ni biais : un test parfaitement objectif et impartial.

Je suis Iron Woman.

Les développeurs de BioWare sont connus pour leurs RPGs légendaires tels que Baldur’s Gate, Star Wars: Knights of the Old Republic, Dragon Age ou Mass Effect. Ils sont aussi connus pour leur talent sur les suites de Dragon Age et de Mass Effect en suivant un procédé de développement révolutionnaire : mettre la boîte du jeu dans les toilettes à l’étage de la direction de leur éditeur Electronic Arts (EA), laisser macérer là pendant quelques semaines et casser les canalisations en or massif pour récupérer le bouchon qui était resté coincé là, puis tadaaaaa ! Une suite répugnante à lancer sur les fans, ils seront des millions à picorer goulûment.

Ça pourrait vous étonner, mais en réalité ça se tient parfaitement ; le département markéting d’EA a fait une étude de marché d’une exactitude phénoménale, déterminant qu’une grosse partie de l’audience était scatophile, et qu’il fallait donc faire des jeux qui contenteraient aussi les scatophiles. (Promis, après cette dernière parenthèse je reviens sur Anthem.) Il se trouve que le destin de toute matière fécale est de former un réseau connecté dans une zone qui s’appelle égouts, et des super cacas héroïques lancent des expéditions pour en déloger les méchants rats. Ça fait passer le temps, quand la seule alternative est de se laisser couler en se délitant peu à peu. Ainsi, ces grands mondes coulants et grouillants sont très populaires de nos jours, encore plus entre amis. Bref, Anthem c’est encore quelque chose comme ça : de grands canaux où vous pouvez patauger, mais en volant ! —pour moins vous éclabousser. Si vous volez trop haut, vous touchez le haut des égouts et vous redescendez.

L’histoire du jeu est que les égouts n’ont pas été terminés par les ouvriers. Différentes factions de déchets humains veulent mettre la main sur une machine de chantier pour terminer la construction, à leur manière. En tant que caca libre, les différentes factions m’envoyaient chacune faire leur sale boulot, qui consistait à frapper des rongeurs ici ou là. Des bons gros sacs à PV, avec pleins de jolis effets de lumière et explosions de particules pour cacher le manque d’impact de mes armes. À répéter encore et encore, quel ennui. Enfin bon, c’est parfaitement calibré pour passer du temps à ne rien faire entre amis tout en prenant au sérieux son personnage qui monte en niveau, représentant notre investissement improductif dans le néant. Bien sûr, pour montrer qu’on est encore plus fiers de perdre notre temps, on peut aussi perdre notre argent pour acquérir moults boosters d’armes, de pouvoirs et de décorations.

Mais moi, je n’étais pas d’accord. Les humains tout mous n’étaient pas chez eux ici, je ne voulais pas les aider à vider les égouts de leurs habitants naturels. J’ai retourné les armes contre l’exécrable envahisseur, mais c’était en vain, mes armes restaient impuissantes contre mes semblables. J’ai tenté de porter mes mots à leurs oreilles, mais c’était en vain, ce n’était pas un RPG à l’ancienne avec du dialogue et des possibilités intéressantes. Non, c’était juste une sorte de MMO dans des armures à la Iron Man.

Alors je me suis retranchée dans mon armure pour bouder, et c’est fou comme c’est confortable. L’intérieur est rembourré en cuir de fesse de Space Chtrumpf, on s’y sentirait comme dans le ventre de sa maman. Mais quand j’ai voulu sortir pour respirer avant de m’y engouffrer à nouveau, je me suis rendue compte que la cinématique inverse n’était pas encore possible ! Je me suis sentie claustrophobe. Prise de panique, j’ai désinstallé le jeu.


3/10


Clause de non-responsabilité : Afin d’avoir un avis aussi objectif que possible et d’éviter tout biais, nos journalistes ne sont en aucun cas autorisés à jouer aux jeux qu’ils testent. De même, une note parfaitement objective est obtenue en tirant un dé à 6 faces.

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